La Communication Animale

La Communication Animale, autrement diminuée en « CA », est une méthode de communiquer avec nos amis du règne animal, comme son nom l’indique.
Magie ? Non. Extraordinaire ? Je vous répondrai ce que m’a dit mon professeur en la matière, Ophélie Plaa, dont vous pouvez retrouver les contacts sur la page Boutiques des Soeurcières : ce n’est extraordinaire que parce que nous avons oublié que c’est naturel et que nous avons tous su le faire un jour.

Retrouver ce qui a été perdu… tout simplement

On a quasiment tous le souvenir ou le sentiment d’avoir compris les animaux quand nous étions petits. De savoir ce qu’ils voulaient parfois, d’entendre leurs silences plus clairement que les mots de notre entourage, et de les comprendre rien qu’en les regardant dans les yeux.
Bravo, vous savez faire de la Communication Animale.

Ca vous parait absurde ? Pas tant que ça…
En grandissant, notre état d’humain nous oblige à focaliser toute notre communication autour de la parole. Nous apprenons à lire et à écrire très jeunes, puis la majorité de notre vie d’humain est basée sur cette méthode de communication.
Nous oublions jusqu’à des choses élémentaires (que certains d’entre vous ont peut être retrouvées ou retrouvent petit à petit) comme l’instinct et l’intuition.
La CA est de cet ordre là.

©Sarah Richter Art
©Sarah Richter Art

Apprendre à parler une autre langue

Le fait est que les animaux, qui ne possèdent pas de langage composé de mots comme le nôtre, communiquent aussi à leur manière.
La première manifestation la plus palpable, qui a parfois tendance à nous induire en erreur quand nous plongeons trop dans l’anthropomorphisme, est les attitudes de nos compagnons, leur regard, leur couinement ou manifestations sonores diverses.
C’est un premier pas.

Mais la « réelle » communication, celle qu’ils opèrent entre eux et avec nous, est d’un tout autre genre. Et si nous ne l’entendons plus, c’est parce qu’ils utilisent des ondes avec lesquelles nous ne fonctionnons pas dans notre vie de tous les jours et notre rapport aux autres bipèdes humains.

La communication animale, si elle demande de l’entraînement, n’est pas moins à la portée de tout le monde que de passer d’une émission radio en FM à une en AM.

C’est donc une « capacité » qui est accessible à tout le monde. Il suffit simplement de réapprendre à changer de types d’ondes et à recevoir les messages.

©Lepale
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S’entraîner, c’est la clé

La Communication Animale est assez perturbante quand on commence et qu’on n’a pas l’habitude. On va vous demander de projeter l’animal auquel vous souhaitez parler dans votre esprit et de le mettre dans des situations différentes, de lui poser des questions auxquelles l’humain souhaite avoir une réponse.

Vous voyez un oignon ? L’humain est ainsi fait. Nous possédons tous un certain nombre de « couches » qui nous enveloppent : nos filtres.
Lorsque vous faites de la Communication Animale (mais ça vaut aussi pour d’autres pratiques), le message que vous recevez passe à travers vos filtres et vous arrive de manière à être compris du mieux possible par votre cerveau.

Ainsi, au départ, c’est assez déstabilisant et, souvent, vous aurez l’impression que vous avez tout inventé et qu’il est sérieusement temps de consulter.

Un exemple

Martine vous demande de faire une Communication Animale avec Kiki, qui grogne souvent en ce moment. Elle aimerait comprendre d’où vient le problème car après consultation vétérinaire et comportementaliste, rien n’y fait.
Vous vous mettez donc en condition pour communiquer avec Kiki, fermez les yeux et l’invitez à venir vous voir.

Kiki, plutôt sympa, débarque. Vous vous présentez avec politesse et lui expliquez que c’est son humaine qui vous envoie car elle s’inquiète (toujours commencer par ça) et là Kiki vous montre le parc qu’il y a à 500m de chez vous alors que le Kiki en question habite l’autre bout de la France et n’a jamais posé le plus petit coussinet par chez vous.
Et là vous vous dites, ok j’ai fumé le tapis, les rideaux et sans doute les torchons aussi.

Eh bien non, pas forcément.

Kiki voulait peut être vous montrer l’endroit où il aime se balader, où son humaine ne l’emmène plus (peut être ne l’emmène-t-elle plus du tout balader pour le plaisir, se contentant de le sortir pour qu’il fasse ses besoins, ce qui le rend ronchon). Son endroit favori est un grand parc. Votre cerveau décante l’information qui vous arrive et vos filtres la transposent en quelque chose que vous connaissez déjà : le parc à coté de chez vous.
C’est un exemple mais des choses comme ça il y en a beaucoup et le jour où vous serez dans cette situation et où Martine vous apprendra qu’effectivement elle l’emmène moins en balade qu’avant et que oui la longue balade avait lieu dans un grand parc, préparez-vous à retenir votre mâchoire avant qu’elle ne percute la table basse 😉 .

©Free-Photos
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Sécuriser le périmètre : les questions de base

C’est à cause de ces filtres, et pour que le pratiquant prenne peu à peu confiance en lui et en ses capacités, que l’on pose toujours des questions basiques facilement vérifiables. Elles permettent de s’assurer que l’on parle au bon animal dans un premier temps, et de s’assurer également que ce que l’on reçoit est juste.

Par exemple, on demandera à Kiki la nourriture qu’il préfère, l’endroit où il adore faire sa sieste, s’il a un joujou de prédilection. Des questions très basiques, mais dont la réponse ne laissera pas la place au doute car l’humain/e de Kiki pourra vous confirmer que la réponse est juste ou fausse.
Vous vous planterez, mais vous verrez que vous serez surpris de tomber aussi dans la justesse et la vérité. L’humain vous confirmera tout cela.

Parler avec les animaux ? Mais bien sûr, et la marmotte… 

Quand j’ai entendu parler de la Communication Animale pour la 1ère fois, et pourtant je suis vraiment ouverte d’esprit (ce site le prouve je pense haha), j’étais vraiment dubitative. Comme ça me titillait, j’ai commencé à lire des bouquins. Puis j’ai contacté une communicante qu’on m’avait conseillée (et qui est devenue mon professeur en suivant) pour qu’elle réalise une CA sur mon cheval. J’avais vraiment besoin de « voir » par moi-même. Et bah franchement… j’ai juste halluciné, je peux vous le dire…

Il lui a carrément raconté ma vie le loulou et il lui a même dit des choses que je n’avais dites à personne. Et là, quand ça arrive, on peut être le plus cartésien du monde, quand les faits sont là… les faits sont là !

Du coup, de fil en aiguille, j’ai fait un premier stage avec cette dame et j’en ferai un second sans le moindre doute. Je suis encore toute novice, c’est très long et je ne pratique pas beaucoup mais c’est vraiment quelque chose d’incroyable.

©kudybadorota
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Apprendre la Communication Animale

Si la Communication Animale vous intéresse il y a de nombreux livres de référence qui pourront beaucoup vous aider. Je ferai quelques articles sur quelques uns d’entre eux sous peu. Mais pour celles et ceux que ça titillent déjà, je vous recommande dans un premier temps les ouvrages de Marta Williams, Fabienne Maillefer, Laila Del Monte qui sont des références mondiales.

Mais je reste principalement sur l’apprentissage d’humain à humain pour ma part. Car les livres vous aideront, mais ne remplaceront pas un professeur. C’est quelque chose de tellement particulier, que le contact humain me parait vraiment important. Si vous en avez l’occasion, je vous recommande mille fois d’apprendre avec Ophélie Plaa, dont j’ai parlé en début d’article, et/ou Véronique Zenoni. Véronique est vétérinaire-ostéopathe. Je ne la connais pas personnellement mais j’ai une très bonne amie qui la connait très bien et sa parole me suffit à vous la recommander.

Dans tout les cas, quelle que soit la méthode ou les méthodes pour lesquelles va votre préférence, ne vous découragez pas et n’abandonnez pas. Sachez que si la Communication Animale est quelque chose de merveilleux, il faut beaucoup de temps pour ne serait-ce que penser la maîtriser un tant soit peu. On parle ici de plusieurs centaines de CA. Mais c’est possible, tout est possible pour peu que l’on s’y consacre 🙂

©Pexels
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Quelques petites choses à savoir

Il est possible de communiquer avec tout type d’animaux, qu’il soit domestique ou sauvage, que l’on s’adresse à un seul individu ou à la « conscience collective » de l’espèce.

Sachez cependant que, même si cela pourra vous paraître étrange, les animaux les plus difficiles seront et resteront pour un moment ceux qui vous accompagnent au quotidien, vos compagnons.

Cela peut sembler paradoxal mais pourtant la raison est toute simple. Ce qui est très difficile dans la Communication Animale, pendant un bon moment et jusqu’à ce que vous ayez pratiqué et pratiqué encore…, c’est de faire la distinction entre le véritable message et votre imagination.

La frontière entre ce que vous envoi l’animal et ce que vous projetez est très très fine. Travailler trop tôt avec vos compagnons, que vous connaissez très bien (trop en l’occurrence), ne vous aidera pas à faire la part des choses au départ. Le plus facile (tout est relatif), lorsqu’on débute, est de travailler sur des animaux que l’on ne connait pas et que l’on n’a jamais vus. Ainsi vous ne pourrez pas vous laisser influencer par ce que vous savez de lui ou d’elle.

Evidemment il y a toujours des exceptions, certains sont très rapidement capables de communiquer sans mal avec leurs compagnons. Mais c’est très rare. Je vous conseille plutôt de prendre confiance en vous et de travailler ce nouvel aspect de communication avant de vous y hasarder 🙂

©LubosHouska
©LubosHouska

Les règles sinéquanone

Je ne vais pas vous faire un cours sur comment faire une Communication animale. Déjà je n’estime pas avoir l’expérience suffisante pour vous guider correctement, et d’autres parts cet article est déjà assez long comme ça haha.

Cependant sachez deux règles absolument sinéquanone que vous devrez toujours suivre :

1/ On ne fait JAMAIS de Communication animale sans le consentement de l’humain.

2/ Si on vous demande une Communication animale pour un problème de santé ou toute autre chose du même genre qui vous parait suspecte, TOUJOURS envoyer l’humain vers un vétérinaire avant de faire quoi que ce soit, à moins que vous ne soyez déjà dans la profession, comme Véronique Zenoni citée plus haut.

Parfois la CA s’avère le dernier moyen pour rétablir une situation. Certains problèmes de santé d’un animal peuvent être simplement le « miroir » d’un problème qui vient au final de l’humain. Tant que l’humain ne s’occupera pas de lui, l’animal n’ira pas mieux. Vous verrez, malheureusement, que les CA dites « miroir » sont légions et que, dans une bonne majorité des cas, le souci vient de l’humain… Mais dans ces cas là, vous devez malgré tout toujours renvoyer l’humain vers un vétérinaire pour s’assurer que le souci ne peut pas être résolu et surtout que l’animal n’a pas besoin de soins pour le soulager.

Enfin, ce n’est pas une règle mais plutôt un avertissement…

Prenez garde concernant les Communications sur les animaux disparus. les communicants professionnels sont très partagés sur le sujet. Certains déconseillent, d’autres le font, d’autres encore pourraient mais s’y refusent. Ce sont parmi les CA les plus difficiles car l’animal est souvent en grande détresse émotionnelle ce qui perturbe le message, il peut également être blessé et la perception de l’environnement dans lequel il se trouve peut être très difficile à définir…

J’en ai tiré une leçon bien amère il y a peu et alors que j’avais conseillé ce type de CA à des amis qui avaient perdu leur chatte. La communicante a été super, elle a fait tout ce qu’elle pouvait mais la petite n’a pas été retrouvée et ça a été d’autant plus difficile pour les humains qui ont carapaté un moment en suivant les indications, sans compter la communicante pour qui ça a été très éprouvant. C’est la 1ère et dernière fois que je conseillerai une communication animale sur un égaré.

Cependant la décision appartient à chacun… donc le seul conseil que je pourrai vous donner c’est de faire appel à quelqu’un qui a beaucoup d’expérience en la matière et de baser votre choix sur les avis, car dans ce domaine comme tant d’autres, les charlatans qui profitent de votre faiblesse sont malheureusement nombreux… Et quoi qu’en disent certaines mauvaises langues, je nous sais nombreux à être capables de remuer ciel et terre pour nos compagnons.

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